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FreeBeurre Mou
Smørbuk
Peter Chr. Asbjørnsen og Jørgen Moe
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Il était une fois une femme qui était assise à faire cuire du pain. Elle avait un petit garçon, il était si gras et dodu et voulait tellement avoir de bonne nourriture, et c'est pourquoi elle l'appelait Beurre Mou. Et puis elle avait un chien qui s'appelait Dent d'Or. Soudain, le chien se mit à aboyer.
« Cours dehors, mon petit Beurre Mou, » dit la femme, « et regarde qui c'est que Dent d'Or aboie après. » Alors le garçon courut dehors et rentra et dit : « Oh, Dieu me garde, voilà qu'arrive une grande et longue kjerring de montagne avec sa tête sous le bras et un sac sur le dos. » « Saute sous la maie à pain et cache-toi, » dit sa mère.

Alors la grande trollesse entra. « Bonjour, » dit-elle. « Que Dieu te bénisse, » dit la mère de Beurre Mou. « Est-ce que Beurre Mou n'est pas à la maison aujourd'hui ? » demanda la trollesse. « Non, il est dans la forêt avec son père à attraper des lagopèdes, » répondit la femme. « C'est bien dommage ! » dit la kjerring de montagne.
« J'ai un si joli petit couteau en argent que je voulais lui donner. » « Piop, piop, me voici ! » dit Beurre Mou sous la maie à pain et sortit. « Je suis si vieille et si raide dans le dos, » dit la trollesse, « tu n'as qu'à glisser dans le sac et le prendre toi-même. » Quand Beurre Mou fut descendu dans le sac, la trollesse le jeta sur son dos et s'en alla à grands pas.
Mais quand ils furent arrivés un bout de chemin, la trollesse se fatigua et demanda : « Quelle distance y a-t-il pour dormir ? » « Une demi-lieue, » répondit Beurre Mou. Alors la trollesse posa le sac au bord du chemin et s'en alla à travers le bois et se coucha pour dormir.
Pendant ce temps, Beurre Mou se méfia, prit son couteau, fit un trou au sac et se glissa dehors. Il mit une grosse souche de pin résineux à sa place et s'en retourna chez sa mère. Quand la trollesse rentra chez elle et vit ce qu'elle avait dans le sac, elle devint terriblement en colère.
Le jour suivant, la femme était encore assise à faire cuire du pain. Soudain, le chien se mit à aboyer. « Cours dehors, mon petit Beurre Mou, » dit-elle, « et regarde ce que c'est que Dent d'Or aboie après. » « Oh non, oh non, la vilaine bête ! » dit Beurre Mou.
« Voilà qu'elle revient encore avec sa tête sous le bras et un grand sac sur le dos. » « Saute sous la maie à pain et cache-toi, » dit sa mère. « Bonjour ! » dit la trollesse. « Est-ce que Beurre Mou est à la maison aujourd'hui ? » «
Non, il n'y est pas, » dit la mère, « il est dehors dans la forêt avec son père à attraper des lagopèdes. » « C'est bien dommage ! » dit la kjerring de montagne, « car j'ai une jolie petite fourchette en argent que je voulais lui donner. » « Piop, piop, me voici ! » dit Beurre Mou et sortit.
« Je suis si raide dans le dos, » dit la trollesse, « tu n'as qu'à glisser dans le sac toi-même et la prendre. » Quand Beurre Mou fut dans le sac, la trollesse le jeta sur son dos et se mit en route. Quand ils furent arrivés un bon bout de chemin, elle se fatigua et demanda : « Quelle distance y a-t-il pour dormir ? » « Une demi-lieue, » répondit Beurre Mou.
Alors la trollesse posa le sac au bord du chemin et monta dans la forêt et se coucha pour dormir. Pendant que la trollesse faisait cela, Beurre Mou fit un trou au sac, et quand il fut sorti, il mit une grosse pierre à la place.
Quand la kjerring de montagne rentra chez elle, elle fit un grand feu dans la cheminée, mit une énorme marmite dessus et allait faire cuire Beurre Mou. Mais quand elle prit le sac et crut qu'elle allait lâcher Beurre Mou dans la marmite, la pierre tomba et fit un trou dans le fond, si bien que l'eau s'écoula et éteignit le feu.
Alors la trollesse se fâcha et dit : « Même s'il se fait si lourd, je le tromperai quand même. »

La troisième fois, tout se passa exactement comme les deux autres. Dent d'Or se mit à aboyer, et alors la mère dit à Beurre Mou : « Cours dehors, mon petit Beurre Mou, et regarde qui c'est que Dent d'Or aboie après. » Alors Beurre Mou courut dehors et rentra et dit : « Oh, que Dieu me garde et me console !
C'est la trollesse qui revient, avec sa tête sous le bras et un sac sur le dos. » « Saute sous la maie à pain et cache-toi, » dit sa mère. « Bonjour, » dit la trollesse et entra par la porte. « Est-ce que Beurre Mou est à la maison aujourd'hui ? » « Non, il n'y est pas, » dit la mère, « il est dehors dans la forêt avec son père à attraper des lagopèdes.
» « C'est bien dommage ! » dit la kjerring de montagne, « car j'ai une jolie petite cuillère en argent que je voulais lui donner. » « Piop, piop, me voici ! » dit Beurre Mou et sortit de sous la maie à pain.
« Je suis si raide dans le dos, » dit la kjerring de montagne, « tu n'as qu'à glisser dans le sac et la prendre toi-même. » Quand Beurre Mou fut descendu dans le sac, la trollesse le jeta sur son dos et se mit en route. Cette fois-ci, la trollesse ne s'en alla pas pour elle-même se coucher et dormir, mais elle s'en retourna directement chez elle avec Beurre Mou dans le sac, et quand ils arrivèrent chez elle, c'était un dimanche.
Alors la trollesse dit à sa fille : « Maintenant tu vas prendre Beurre Mou et le tuer et lui faire de la soupe pour quand je reviendrai, car maintenant je vais à l'église et j'invite des invités. » Quand la trollesse fut partie, la fille devait prendre Beurre Mou et le tuer, mais elle ne savait pas très bien comment elle devait s'y prendre.
« Attends, je vais te montrer comment il faut t'y prendre, moi, » dit Beurre Mou. « Pose ta tête sur l'escabeau, tu verras. » Elle fit ainsi, la pauvre, et Beurre Mou prit la hache et lui coupa la tête comme si c'était un poulet.

Puis il mit la tête dans le lit et le corps dans la marmite et fit cuire de la soupe sur la fille. Et quand il eut fait cela, il grimpa au-dessus de la porte et prit avec lui la souche de pin résineux et la pierre, et mit l'une au-dessus de la porte et l'autre en haut sur le conduit de la cheminée de la trollesse.
Quand les gens rentrèrent de l'église et virent la tête dans le lit, ils crurent que la fille était couchée et dormait. Mais ensuite ils voulurent aller goûter la soupe. « C'est bon, la soupe de Beurre Mou ! » dit la vieille. « C'est bon, la soupe de fille ! » dit Beurre Mou. Mais ils ne l'entendirent pas. Alors le troll de montagne prit la cuillère et voulut goûter.
« C'est bon, la soupe de Beurre Mou ! » dit-il. « C'est bon, la soupe de fille ! » dit Beurre Mou sur le conduit de la cheminée. Alors ils commencèrent à se demander qui c'était qui parlait, et voulurent sortir pour voir. Mais quand ils arrivèrent à la porte, Beurre Mou leur jeta la souche de pin résineux et la pierre sur la tête et les tua.
Puis il prit tout l'or et l'argent qu'il y avait dans la maison, et alors il devint très riche. Et puis il retourna chez sa mère.

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