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FreePhilippe de Macédoine (fransk oversettelse)
H. A. Guerber
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Philippe de Macédoine

À l'époque où Thèbes était la cité la plus puissante de Grèce, et où Épaminondas en était le chef, celui-ci accueillit chez lui un jeune prince macédonien nommé Philippe. Ce jeune homme avait été envoyé en Grèce comme otage et fut élevé sous la surveillance attentive d'Épaminondas. Le héros thébain trouva les meilleurs maîtres pour Philippe, qui fut formé avec grand soin et devint non seulement très instruit, mais aussi courageux et fort.
La Macédoine, le pays de Philippe, était au nord de la Grèce. Ses souverains parlaient grec et étaient d'origine grecque, mais comme le peuple de Macédoine n'était pas de la même race, les Grecs ne les aimaient pas et ne leur permirent jamais d'envoyer quiconque au Conseil amphictyonique.
Deux ans après la bataille de Mantinée, alors que Philippe avait dix-huit ans, il apprit soudainement que son frère, le roi, était mort, laissant un enfant pour prendre sa place. Philippe savait qu'un enfant ne pouvait gouverner, il s'échappa donc de Thèbes, où il n'était pas très étroitement surveillé, et se rendit en Macédoine.
À son arrivée, il offrit de régner à la place de son petit neveu. Le peuple fut très heureux d'accepter ses services, et lorsqu'ils découvrirent que l'enfant n'était qu'un simple d'esprit, ils offrirent officiellement la couronne de Macédoine à Philippe.
Or, bien que la Macédoine fût un très petit pays, Philippe ne fut pas plus tôt roi qu'il décida de la placer à la tête de tous les États grecs et d'en faire le premier royaume du monde. C'était un plan très ambitieux, et pour le réaliser, Philippe savait qu'il lui faudrait une bonne armée. Il commença donc à entraîner ses hommes, et se souvenant du succès d'Épaminondas, il leur apprit à se battre comme les Thébains l'avaient fait à Leuctres et à Mantinée.
Au lieu de disposer ses soldats en une seule longue ligne de bataille, il les forma en un corps compact—une disposition qui devint bientôt connue sous le nom de phalange macédonienne. Chaque soldat de la phalange avait un grand bouclier et portait une lance. Dès que le signal du combat était donné, les hommes verrouillaient leurs boucliers ensemble pour former un mur et se tenaient en rangs les uns derrière les autres. La première rangée de soldats avait des lances courtes, et la quatrième et dernière rangée des très longues. Les armes des autres rangées étaient de longueur moyenne, de sorte qu'elles dépassaient toutes au-delà des premiers soldats et formaient un alignement hérissé de pointes que personne n'osait affronter.
Philippe non seulement entraîna son armée à avoir des soldats bien disciplinés prêts, mais il découvrit aussi et commença à exploiter des mines d'or dans son royaume. Comme elles produisaient beaucoup de métal précieux, il devint bientôt l'un des hommes les plus riches de son temps. Cette richesse se révéla très utile, car elle l'aida à recruter une grande force de soldats et aussi à acheter un certain nombre d'alliés. En fait, Philippe découvrit bientôt que son or était encore plus utile que son armée, et il avait l'habitude de dire : « Une forteresse peut toujours être prise si l'on peut y faire entrer une mule chargée d'or. »
Philippe était si bon et si juste qu'il gagna bientôt l'amour de tous ses sujets. On dit qu'il écoutait les plaintes des pauvres et des humbles avec autant de patience que celles de ses plus nobles courtisans.
Une fois, après avoir dîné copieusement et bu trop, Philippe fut soudainement appelé pour juger le cas d'une pauvre veuve. Comme la tête du roi n'était pas très claire, il ne put juger aussi bien que d'habitude, il dit donc bientôt qu'elle avait tort et qu'elle devait être punie. La femme, qui savait qu'elle avait raison, fut très en colère, et pendant que les gardes l'entraînaient, elle s'écria audacieusement : « Je fais appel ! »
« Appel ? » demanda Philippe d'un ton moqueur. « Et à qui ? »
« J'en appelle de Philippe ivre à Philippe sobre ! » répondit la femme.

Ces paroles firent une telle impression sur Philippe qu'il dit qu'il jugerait l'affaire à nouveau le lendemain, quand sa tête serait tout à fait claire. Il n'oublia pas sa promesse le lendemain, et lorsqu'il découvrit que la femme avait raison, il punit son accusateur et la libéra.

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